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Innovation

Pratiques intégrées BIM-PCI : les équipes de la SQI voient déjà les bénéfices

La SQI s’intéresse depuis près de 10 ans aux pratiques de construction et conception intégrées, mieux connues sous le terme BIM-PCI. Cet intérêt s’est concrétisé officiellement avec l’adoption, en 2016, du plan de déploiement des pratiques intégrées à la SQI. Deux ans après l'adoption du plan, le virage numérique se poursuit à la SQI et c’est aujourd’hui plus d’une centaine employés qui a collaboré à une dizaine de projets BIM-PCI; des chiffres amenés à augmenter dans les prochains mois.

Une vue du centre mère-enfant du CIUSSS de l'Estrie.

Le leadership de la SQI, notamment en matière de BIM-PCI, a été renforcé lors de l’annonce de la première Vision immobilière du Québec en avril dernier, dans laquelle le gouvernement lui donne la responsabilité de tirer le maximum de bénéfices associés à la transformation numérique des méthodes de planification et de conception, dont les pratiques intégrées BIM-PCI dans ses projets.

Sur le terrain

Sur le terrain, les spécialistes de la SQI dressent un premier bilan de l’utilisation des pratiques BIM-PCI et livrent leur témoignage sur les bénéfices.

​La collaboration entre tous les intervenants dès l’étape de conception permet d’anticiper et de prévenir bon nombre de situations qui pourraient être problématiques à l’étape de construction, comme en témoigne Marie-Ève Rochefort, chargée de projets BIM sur le chantier du nouveau complexe hospitalier de Québec:

« On a réussi à gérer des problèmes en conception plutôt qu’en réalisation. Ça limite les modifications et les surprises. Il faut imaginer que sur la maquette, on voit vraiment tout.»

« Le fait d’avoir une plateforme pour déposer les maquettes, c’est un gros plus. Cela apporte de la vitesse de travail et c’est très bien que tout le monde ait accès aux maquettes lors des étapes précises du projet », explique Adriana Multescu, directrice du projet immobilier d'Estimauville pour la CNESST
à Québec.

     Une vue du projet immobilier d'Estimauville pour la CNESST, à Québec

Le plus, les bénéfices engendrés par l’utilisation de ces nouvelles pratiques se traduisent de plusieurs façons, notamment dans la relation avec le client.

Inouk Charbonneau, directeur du projet de l’Institut de cardiologie de Montréal (ICM) mentionne que dans son projet la maquette 3D est aussi utilisée par le client pour faire des visites virtuelles du futur bâtiment. « Cette visualisation devrait permettre de minimiser les demandes de changement. Les professionnels ont travaillé des portions de maquettes de façon plus détaillée, au millimètre près, donc elle a été utilisée pour solutionner des problématiques spécifiques et j’y vois une nette plus-value », poursuit-il.


Une vue de du projet de l'Institut de cardiologie de Montréal.

Le BIM-PCI au quotidien

L’accent mis sur la collaboration entre les différents intervenants du BIM lors de l’étape de conception se traduit, entre autres, par des rencontres fréquentes. Cela permet de rapidement déceler les « interférences », mais également de prendre des décisions collectives où chacun des experts est invité à contribuer activement au processus de décision.

« On fait énormément de rencontres de coordination pour le BIM où l’on prend nos décisions. On fait des ateliers de modélisation. Au NCH on est en temps réel dans la maquette. Cela limite les modifications et les surprises », indique Marie-Ève Rochefort, chargée de projets au Bureau de projet du nouveau complexe hospitalier de Québec.


Une vue du projet du nouveau complexe hospitalier sur le site de l'Enfant-Jésus, à Québec.

La possibilité de consulter la maquette complète permet aussi aux différents intervenants d'utiliser de plusieurs façons les données disponibles.

« Le BIM, c’est plus qu’une maquette 3D, c’est un ensemble de composantes, pas juste de la conception. Nous on s’en est servi par exemple pour sortir des quantités de matériaux pour les estimations. Le client s’en est servi pour documenter ses besoins. Tout est catalogué à l’intérieur d’une base de données dont on extrait les fiches techniques des locaux. Le BIM, c’est un outil de travail consolidé pour l’ensemble des participants », explique Gilles Fortin, directeur du projet du Centre mère-enfant et de la nouvelle urgence de l’Hôpital Fleurimont, à Sherbrooke.

Une vue du centre mère-enfant du CIUSSS de l'Estrie.

Une équipe de spécialistes

Sur le terrain, les professionnels, les directeurs et les chargés de projets peuvent compter sur le soutien et l’expertise de la cellule BIM-PCI. Cette équipe, qui est appelée à grandir dans les prochains mois, les aide à garder les grandes orientations de la SQI mais aussi les conseille lors de prises de décisions liées aux pratiques intégrées BIM-PCI.

« L’équipe BIM joue un rôle de vulgarisateur et de support. Ce sont eux les spécialistes, et on a besoin d’eux.  D’ailleurs, dès le départ, l’équipe s’est impliquée dans l’élaboration du Plan de gestion BIM. », ajoute Inouk Charbonneau. 

L’avenir des pratiques BIM-PCI vu par les directeurs de projets et chargés de projets

«  Au début, on visait uniquement un contrôle-qualité en BIM, le BIM 3D, mais le gérant de construction voulait pousser d’avantage. Il utilise cet outil pour vérifier la constructibilité et faire son suivi des coûts. Ce n’est pas dans la portée actuelle du déploiement du BIM à la SQI, mais le marché s’en va clairement dans cette direction. C’est d’ailleurs la raison d’être de la Feuille de route. »   Inouk Charbonneau

 « La valeur ajoutée est très grande. » Gilles Fortin

 « Après avoir travaillé avec le BIM, personne ne retournerait en arrière. » Marie-Ève Rochefort